Les impressionnistes : lumière et couleur comme seuls outils de composition

Vers la moitié du XIXe siècle, un mouvement artistique est né. L’impressionnisme a créé des controverses dans les discussions axées sur l’art, essuyant de nombreuses critiques négatives. Les œuvres des impressionnistes étaient catégorisées comme « art moderne » s’opposaient à la « peinture académique ». Plus de trente ans ont été nécessaire pour qu’il soit accepté comme « art » digne de ce nom.

Qu’est-ce que l’impressionnisme ?

L’impressionnisme est un mouvement pictural regroupant des artistes de la seconde moitié du XIXe siècle qui utilisent une nouvelle méthode de peinture : le travail sur place et sur le motif. Quelques peintres révolutionnaires comme Frédéric Bazille, Claude Monet, Camille Pissaro, Pierre Auguste Renoir, défient les règles de l’art en vogue à l’époque (dictées par l’Académie royale de peinture et de sculpture). Il ne s’agit plus de représenter fidèlement la réalité. La peinture devient un outil permettant à l’artiste de montrer sa perception de la réalité, son « impression ». Ils privilégient la peinture en plein air, pratique condamnée par les artistes classiques qui travaillent en atelier uniquement.

La peinture en plein air : une révolution dans le choix du sujet et du modèle

Jadis, les tableaux représentaient des points de l’histoire de la bible, des événements importants du passé, des personnages historiques importants. Avant l’arrivée du mouvement impressionniste, l’appréciation d’une œuvre d’art était difficile, voire impossible sans des connaissances poussées dans le thème choisi par le peintre. En effet, les tableaux étaient, pour la plupart destinés à illustrer des pensées philosophiques, des contes, des légendes mythologiques, des passages de la bible. Les impressionnistes ont changé la donne en choisissant de peindre des paysages et des évènements de l’instant, bref des scènes de vie quotidienne. En jouant avec les couleurs et la lumière, ils déforment le paysage et les sujets selon leur perception.

Jeu de lumière et de couleur

Lorsqu’il s’agit des œuvres des impressionnistes, certaines critiques parlent de science des contrastes. La science de l’optique a effectivement permis aux peintres impressionnistes de créer leurs méthodes révolutionnaires. Le mouvement doit beaucoup aux recherches du chimiste français Chevreul en 1830. Sa loi des contrastes simultanés a permis aux impressionnistes d’apprendre à jouer sur des couleurs différentes pour obtenir plus de volume ou d’intensité. Par exemple, pour obtenir un bleu plus intense, on pose une touche d’orange à côté. On peut aussi mettre côte à côte deux couleurs identiques ayant des clartés différentes pour souligner une différence de ton.

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